La grève de la faim

Le 6 octobre 2013, le parti des Verts Fraternels entame une grève de la faim dans le Jardin de la Compagnie à Port Louis. Le but était d’inviter le gouvernement à prendre part dans le projet Green Reparations Foundation et qu’il applique les recommandations faites dans le rapport de la Truth and Justice Commission publié le 11 novembre 2011. La grève visait également les organismes privés et publics ainsi que les trois anciennes puissances coloniales qui ont colonisé Maurice (La Hollande, la France et le Royaume Uni) pour qu’ils assument leurs responsabilités en versant des réparations aux descendants d’esclaves comme cela a été préconisé par la TJC.

Grévistes 2013

Les 26 jours de grève vont abouti à un accord signé avec le Bureau du Premier Ministre. Ce dernier avait proposé que la loi régissant le centre Nelson Mandela Centre For African Culture soit amendée et que le centre devienne l’organisme officiel pour l’application des recommandations de la TJC.

Cependant, 5 mois plus tard, en mars 2014, les Verts Fraternels commencent une nouvelle grève de la faim, mécontents de la non-action du gouvernement et de la non promulgation de la loi amandée en décembre 2013 du Nelson Mandela Centre For African Culture. Après 15 jours de grève, les VF ont décidé d’arrêter la grève de la faim et d’intenter une action en justice pour que la loi soit promulguée, mais la Cour ne leur a pas donné gain de cause.

Suite à cet échec, les VF ont choisi d’aller de l’avant et d’avancer seuls dans la lutte des réparations en mettant en place la Green Reparations Foundation avec ses objectifs, champs d’action et activités dédiés pour que les descendants d’esclaves puissent aspirer à un avenir plus juste et ne sentent plus en marge de la société.